Après la mort du chanteur
La mort d’un chanteur de rap athénien de 34 ans, poignardé au cœur dans un guet-apens fasciste au sortir d’un soir comme les autre, un soir de match au café du coin, avec sa copine et des amis, pouvait, devait, soulever le cœur de l’opinion européenne. Il y avait de quoi s’y attendre, tant ce couteau évoque immédiatement d’autres rues sombres inspirant cette terreur d’exécution sommaire qui précède et porte les dictatures, les guerres et les exterminations. Il n’en fut pas grand chose, hors des rues d’Athènes où le foule a manifesté sous l’œil d’une police ambiguë – et peut-être complaisante ou infiltrée -, et brisé les vitres du parti fasciste Aube dorée . Chez nous ? Quelques banderoles ont bien été déployées dans quelques grandes villes européennes, mais, somme toute, on ne fit guère de foin. Pavlos Fyssas Angela Merkel déclarait le 23 septembre, installée dans sa réélection, que « nous ne devons pas relâcher la pression pour l’achèvement de...